Syndicat National des Médecins Ostéopathes 

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AprŹs l'ostéopathe non médecin..... la consultation non médicale...

Pour combler la pénurie de Médecins , des Assurances peu scrupuleuses cautionnent la consultation médicale faite par le pharmacien avant d'établir la liste des médicaments utiles......ą qui?

ARTICLE DE PRESSE  Mise en ligne : 24 mai 2007

Une consultation chez le pharmacien ą 21 euros ?     (http://www.viva.presse.fr)


Les trois syndicats de pharmaciens ont signé avec deux organismes complémentaires, la mutuelle lyonnaise MTRL et les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) une convention mettant en place un bilan de prévention des assurés, rémunéré ą hauteur de 21 euros. Ce bilan de prévention consistera en un questionnaire permettant de faire le point sur les vaccinations du patient, ses traitements en cours, ses analyses et ses facteurs de risques. Il sera rempli par le pharmacien qui dialoguera avec l’assuré au sein d’un espace « de confidentialité » au sein de l’officine. Chaque assuré aura droit ą un bilan tous les deux ans.

« C’est la premiŹre fois qu’on reconnaĒt le rôle du pharmacien au-delą de la dispensation du médicament » s’est félicité l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Upso).

De son coté, la Csmf, premier syndicat de médecins franćais, a dénoncé cet accord, estimant que « seuls les médecins diplômés sont légalement et déontologiquement aptes ą donner des consultations médicales en toute confidentialité (...) Le rôle du pharmacien est de donner des conseils, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre du futur dossier individuel pharmaceutique, qui ne peuvent en aucun cas se substituer ou źtre assimilés au diagnostic médical et ą la définition des orientations thérapeutiques. » Et la Csmf qui demande « la suspension immédiate de ce dispositif » ajoute qu’il « est particuliŹrement dangeureux de mettre en place le principe d’une rémunération du pharmacien alignée sur consultation du médecin spécialiste de médecine générale (...) suggérant la possibilité d’une alternative ą la consultation médicale. »


24 Mai 2007: Opposition de l'Ordre des médecins ą une « consultation » pharmaceutique

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins prend connaissance avec stupéfaction d’un « accord original » qui aurait été passé entre trois syndicats de pharmaciens, la mutuelle MTRL et les Assureurs du Crédit Mutuel.

Dans cet accord, le bénéficiaire de ces mutuelles pourrait avoir un bilan de prévention réalisé par le pharmacien de son choix et pour lequel ce dernier serait rémunéré 21 euros, soit l’équivalent d’une consultation de médecine générale.

En contrepartie, le pharmacien pourrait facturer les produits qu’il aura conseillés, notamment de « médecine naturelle », non remboursés par l’assurance maladie, dans la limite de 50 euros par an.

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins condamne fermement cet accord.

Le Bureau du Conseil national de l’Ordre des médecins a décidé de saisir pour avis le Conseil National de l’Ordre des pharmaciens, les Académies nationales de Médecine et de Pharmacie ainsi que la Haute Autorité de Santé, car cette « convention de partenariat » lui paraĒt contrevenir gravement aux politiques publiques ą conduire en matiŹre de prévention d’autant plus qu’elle tendrait ą accréditer, dans l’esprit des populations, la valeur préventive de « médecines naturelles » non éprouvées.

Si les pharmaciens font désormais des consultations, les médecins pourraient-ils prétendre délivrer des médicaments ą la place des pharmaciens ? OĚ se trouveraient alors la cohérence et la qualité des cŌurs de métiers des médecins et des pharmaciens qui sont chacun dans les attributions réglementées par le Code de la Santé au service des personnes et de la santé publique ? OĚ se situe la limite de l’exercice illégal de la Médecine si de telles pratiques étaient admises dans l’activité professionnelle des pharmaciens ?

Paris le 27 juin 2007, lettre du SNMO ą l'Ordre des pharmaciens

Monsieur le Président,

Notre syndicat, étonné par les différents projets portant sur les nouvelles « fonctions » des pharmaciens, tient, par la présente, ą exprimer sa désapprobation quant ą toute démarche, autre que médicale, de conseil, de bilan ou de consultation portant sur le domaine trŹs spécifique de l’ostéopathie.

Le pharmacien, acteur incontournable et hautement qualifié du parcours de soin, n’a cependant pas, ą notre avis, ą empiéter sur le domaine de responsabilité propre aux personnes titulaires du diplôme d’état de docteur en médecine.

Mźme dans le cadre, plus « libre » qu’auparavant, nouvellement défini par les décrets de mars 2007, seul le médecin ostéopathe est apte ą poser les indications complŹtes d’un traitement ostéopathique.

Les aptitudes et connaissances nécessaires ą cette pratique ne font pas partie des enseignements dispensés aux pharmaciens.

En parallŹle aux réticences de mźme type émises par l’UNPS et par l’Ordre des Médecins, le Syndicat National des Médecins Ostéopathes émet les plus grandes réserves sur les conséquences néfastes ą la sécurité des patients qui pourraient résulter de telles attitudes.

En vous remerciant de bien vouloir en prendre acte et souhaitant que perdurent les excellentes relations professionnelles qui ont toujours prévalu entre médecins et pharmaciens, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes meilleurs sentiments.

                                                                       Le Président : Docteur D. Leymarie

Extrait d'un courrier reću au Syndicat le 1° juillet 2007

"......Le patient est traité comme un vulgaire consommateur ą qui l'on fait croire qu'il est l'acteur responsable d'un plan d'économies de santé. Ce consommateur c'est vous c'est nous et nous n'aurons mźme plus la liberté d'accéder aux informations utiles et nécessaires ą un choix éclairé.

On appellera "ostéopathe" des praticiens médecins ou non, on parlera de "consultation médicale" faite par des praticiens médecins ou non. Demain la réforme des universités peut mźme faire des facultés de médecine sans médecins ..... Tout concours ą vider de son sens le terme "médecine" : pour une réforme c'est une réforme.... en chirurgie ce soin s'appelle amputation.....ćą veut dire aussi que ćą ne repousse pas !!! il faudra une prothŹse, une orthŹse ou une béquille pour que ćą avance !!!!

Ni vu ni connu je t'embrouille!!! voici venir la médecine "canada dry" : ćą a le nom de médecine, ćą ressemble ą la médecine....mais c'est pas de la médecine . DerriŹre tout cela,il y a la consommation accrue de produits pharmaceutiques.... ą qui profitent ces mesures???

Voulez vous perdre des millions ?

c'est facile, éliminer l'acteur de santé qui défend le patient en souffrance

réponse A : le pharmacien qui peut dresser sans limite la liste de ce qu'il va vendre ą prix libre ?

réponse B : les mutelles qui vendent des cotisations ą des consommateurs peu éclairés ?

réponse C : les laboratoires pharmaceutiques dont les bénéfices sont croissants ?

réponse D : le médecin qui prend le temps d'examiner, d'écouter et d'agir dans le seul intérźt de la santé du patient ?........... "