Syndicat National des Médecins Ostéopathes 

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Mars 2009: Médecin Ostéopathe: généraliste ou spécialiste ?

“L'expression: réforme de l'État, désigne les actions de type législatif ou réglementaire qui doivent entraĒner une modification substantielle de l'organisation, du périmŹtre d'action, ou des méthodes de fonctionnement de l'État, c'est-ą-dire de ses administrations.”

Les réformes en matiŹre de santé s'attaquent ą tous les versants de ce dossier: les acteurs, les usagers, les responsables professionnels, syndicaux, politiques, administratifs, financiers.......

Il n'y a pas un angle qui ne soit pas balayé par une vision de réforme, avec comme objectif principal: faire des économies: oui peut źtre , mais ą quel prix ??? . La véritable question est : combien est on prźt ą mettre pour źtre en bonne santé?

Ce concept nouveau de vouloir quantifier le coět de la santé a été peu ą peu introduit par la réalité du systŹme de protection de santé franćais, réputé le meilleur du monde , tant est si bien que son attractivité a débordé nos frontiŹres et que mźme les États Unis pensent ą nous copier, plus de cinquante ans aprŹs. Cependant on ne peut sans compter tirer sur la ficelle sans qu'elle ne se rompe.

Nous y sommes, le "trou de la Sécu" , les déficits permanents des comptes publics, les dettes qui s'accumulent avec le temps , ces écritures virtuelles de dépenses dans un sens , de non recette dans l'autre, ont fait prendre conscience d'une dure réalité: nous ne pouvons plus , en France, continuer ą assurer les mźmes services de qualité de soins sans entamer des réformes. Et puisqu'on est pressé d'agir, tout ce qui touche de prŹs ou de loin ą la santé est concerné. Immanquablement, tout ce qui touche ą la santé déborde sur d'autres secteurs: économie, finances, travail, production, investissements....

C'est la nécessité d'une mise au point comptable qui induit la notion de réforme de notre systŹme de santé. Comme tout concept il y a des mises en place et des effets collatéraux qui ne sont pas faciles ą gérer ni mźme ą prévoir et qui amŹnent ą źtre vigilants: en tant que "syndiqué” pour la défense de la profession , que “médecin” pour le respect de la profession de santé qui est sans cesse jalousée et qualifiée de lobying, que "citoyen” tout simplement pour le respect de l'Homme avec un grand H. Il y a forcément des choix de politique de santé et ces choix risquent, soit de spécialitésccctirer le systŹme vers le bas en rognant sur la qualité des soins , soit de tirer vers le haut au risque de ne pouvoir źtre accessible qu'ą une population "favorisée". Plus qu'un choix politique il s'agit d'un choix de société. A t on encore les moyens de conserver un train de vie sans oublier son voisin? Peut on faire de la santé une priorité d'investissement devant d'autres postes de dépenses ?

Ce train de réformes ne date pas d'aujourd'hui puisqu'en ce qui concerne les médecins, on a vu peu ą peu se transformer le statut du médecin. Il y a quarante ans, un étudiant en médecine avait un tronc commun de formation qui l'amenait au concours d'internat qui lui offrait la voie de formation vers une spécialité, ą défaut ou par choix, il s'orientait vers la formation de généraliste. Si en cours d'exercice, bien lui en prenait de se spécialiser, il pouvait compléter sa formation et accéder ą une spécialité( gynécologue, cardiologue, dermatologue.....) AprŹs cette Źre, est apparue celle oĚ la spécialité médicale n'était accessible uniquement qu'aux internes , les autres restant, par choix ou non, généralistes. Ensuite est venu le concours national classant qui est le tronc commun de tous les médecins et dont la répartition des spécialités est maĒtrisée par une cartographie prédéfinie: cette nouvelle physionomie du PMU (Paysage Médical Universitaire) fait de chaque médecin un spécialiste en quelque chose: le médecin n'est plus seulement généraliste mais médecin spécialiste en médecine générale.

Cette lente évolution a donné naissance ą des modes d'exercices particuliers: médecins de spécialités non reconnues comme telles et pourtant: un médecin angéiologue , un médecin allergologue, un médecin ostéopathe est, de fait, un médecin qui a un mode d'exercice qui ne se range ni dans une spécialité “officielle”, ni dans une“ médecine générale classique”.

Comment défendre sa place de médecin quand des “délégations de tČches” sont proposées ą des acteurs non médecins ? Comment défendre sa place de médecin ostéopathe quand des non professionnels de santé peuvent prétendre recevoir des patients en direct , sans formation au diagnostic médical ? On créé un nouveau créneau qui dessert la qualité des soins ą laquelle quiconque est en droit de prétendre.

Le Syndicat National des Médecins Ostéopathes entend défendre les revendications de ses membres dans un soucis de préserver une qualité de soins vis ą vis des patients , de préserver un climat de confiance réciproque entre le médecin et le patient en quźte de bonne santé, de préserver un climat de confiance réciproque entre les responsables politiques et les professionnels de santé empreints d'éthique, de probité, d'efficacité .

Le médecin ostéopathe n'est pas qu'un porteur du titre d'ostéopathe dont la distribution s'est faite sans la rigueur nécessaire; ce n'est pas qu'un médecin généraliste ou qu'un médecin spécialiste, c'est un médecin dont la spécialité ostéopathique se doit d'źtre mieux connue et donc mieux reconnue par les instantes dirigeantes, qui ont, jusqu'ą ce jour, été hallucinées par des discours de manipulateurs non médecins. Les médecins ostéopathes ont des revendications communes ą faire valoir avec leurs confrŹres et consŌurs ayant d'autres modes d'exercice médical, mais ils ont des revendications singuliŹres ą mettre en avant . Le Syndicat National des Médecins Ostéopathes entend faire campagne pour mieux les présenter et mieux les communiquer .