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Est- ce que les responsables..... seront aussi coupables ?

Le “Bon Sens“ et le “Bon Sang“ : faut il toujours les sacrifier?

16 Décembre 2006

Dans un bloc opératoire , pour un même patient il y a trois catégories de personnels qui le prennent en charge :

  • Les chirurgiens et anesthésistes : médecins ,et qui assurent, selon leurs prérogatives et formations le maintien de la vie et la spécificité de l’indication opératoire.
  • Les infirmier(e)s et instrumentistes : assistant(e)s diplômé(e)s, et qui assurent selon leurs prérogatives et formations l’aide opératoire indispensable à la première catégorie.
  • Les agents hospitaliers et aides soignant(e)s : auxiliaires de soins  qui assurent, selon leurs prérogatives et formations la préparation des locaux et l’installation du patient afin qu’il soit, au mieux, prêt à subir l’opération programmée.


Chaque catégorie de professionnels a donc reçu une formation spécifique, dont la durée est proportionnelle au nécessaire contenu ,de plus en plus riche, au fur et à mesure que les responsabilités « opératoires » l’exigent.

Chacun ne peut fonctionner que si chacun respecte ses droits et ses obligations.

Le soignant, l’ assistant soignant et l’ auxiliaire soignant constituent une équipe avec une hiérarchie ,de fait, nécessaire au bon déroulement de l’acte chirurgical.

Il n’y a ni jalousie, ni orgueil qui doit interférer dans cette « pyramide » de formation : si chacun fait la part de son travail ,pour laquelle il a été préparé, sans déborder sur celle de la catégorie immédiatement supérieure, c’est le patient qui en bénéficie.


Seriez vous d’accord pour que l’auxilaire soignant qui vous conduit au bloc sur un brancard soit votre opérateur, sans avoir reçu la certitude de sa formation à l’acte de chirurgie auquel vous avez le droit de prétendre ?

La situation est similaire en ce qui concerne l’ostéopathie : on se retrouve avec trois catégories de praticiens prétendants au titre :

  • Le médecin ostéopathe qui a reçu la formation médicale de base à tout praticien ( 10 à 12 ans temps plein) plus la formation spécifique ostéopathique ( 2 à 3 ans) en diplôme post-gradué.
  • Le "kiné" ostéopathe : assistant médical  qui reçoit une formation de kiné  et un complément de formation sur l’approche ostéopathique .
  • L’auxiliaire de soins (ni ni)  qui ne veut ni être kiné et encore moins médecin  et qui pousse les responsables politiques à étendre leurs prérogatives en bousculant le système de soins actuel.

On se retrouve avec un dispositif de soins  , en France , qui souffre de décisions et choix de santé publique pris sans mesure avec des conséquences très préjudiciables dans un avenir très proche, avec:

-des médecins dont on discrédite leurs long parcours d’étude ( à quoi cela sert de s’engager dans un cursus aussi long pour un étudiant désireux d’être performant en qualité de soins ?)

-des kiné qui veulent faire de l’ostéopathie, sans prescription médicale , qui donne au paysage de soins français une pénurie de praticiens véritablement masseur et rééducateurs, dont le système de soins a cruellement besoin.

-des nini qui, éblouis par l’usage d’un titre ,sont prêts à réclamer des libertés et droits d’actions sans soucis des préjudices de santé dont ils seront entièrement responsables et sous couverts de tous ceux qui leur accordent ces libertés.

-des responsables politiques qui auront des comptes à rendre auprès des patients qui réclameront des réparations par manque de vigilance, au nom même du principe de précaution.

-des patients pour qui la Loi fait croire que l’usage d’un titre assure de la qualité qu’il sous-entend. Le patient, au nom du principe de l’information et de ses libertés aura le droit de connaître tous ces détails de formation, prérogatives, risques opératoires, attaque en justice et demande de réparation auprès de tous ceux qui auront avalisé cette situation.

Il serait si simple de proposer aux Nini de suivre une formation de masseur kinésithérapeutes, aux masseurs kinésithérapeutes de conserver leur activité de massage , qui est en voie de disparition, et de se former secondairement à l’ostéopathie en suivant le complément d’études médicales les amenant au titre de docteur en médecine.

APRES LE BON SANG .... C'EST LE “BON SENS “ QUI EST VICTIME:

  SERAIT IL AUSSI CONTAMINÉ?

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